Orroir le 10 juin 2012
Bonjour à tous.
Ma couleur politique a toujours été celle de la citoyenneté, pas celle d’un parti politique. Je viens d’un pays que l’on dit « en voie de développement ». Il y a 15 ans, en demandant ma naturalisation belge, je rêvais non pas d’appartenir à un pays développé, mais démocratique et pluraliste, où il fasse bon vivre.
Aujourd’hui, si je prends part aux débats électoraux, c’est parce que je refuse de voir se poursuivre une politique du 20ème siècle, faite de langue de bois et de fausses vérités. Et si j’ai choisi de faire valoir des arguments écologiques, c’est pour contester l’utilisation de l’écologie comme prétexte à des fins purement politiciennes et économiques.
La Région wallonne se dit en pointe dans la recherche des indicateurs de bien-être, ces alternatives actuelles au sacro-saint produit intérieur brut. Il s’agit notamment d’ indicateurs sociaux et environnementaux. Or depuis 3 ans je constate que le ministre wallon de l’ environnement et de l'aménagement du territoire et son homologue en charge de l'économie et des PME tendent à écraser le droit légitime des citoyens à être entendus; le bien-être des citoyens semble relégué au second plan. Les dérogations pleuvent, sans concertation, malgré des dysfonctionnements reconnus et malgré les sacrifices sociaux et environnementaux. Ce n’est pas ce que j’appelle une écologie politique, une écologie sociale, ni même économique si l’on parle de production durable.
Depuis 3 ans, à mon niveau tout local qu’il est, je refuse le double langage de la Région. Je refuse celui de l’intercommunale IDETA qui affirme, je cite, « Demeurer constamment à l'écoute et dans une position de dialogue » alors qu’il n’en est rien, et les exemples sont nombreux.
Je refuse celui de nos bourgmestres, de Mont-de-l’Enclus et de Celles, qui disent être élus pour servir leurs citoyens et qui pourtant participent aveuglément à des projets bancals de la Région et d’IDETA.
Et je refuse enfin celui de la firme GALACTIC qui prétend avoir pour valeurs, je cite, « la responsabilité de la planète, l’éthique dans son comportement et dans sa manière de faire son business ». Ils font exactement le contraire, refusent de discuter avec les riverains de la meilleure manière de se développer dans nos communes, et utilisent le chantage.
C’est pourquoi je demande aux élus, d’aujourd’hui et de demain, d’être des acteurs éclairés capables d’avoir une vision à long terme de nos communes. Il ne s’agit pas de fermer des usines, mais nos élus doivent être capables d’exiger que le développement économique aille de pair avec celui du bien-être des citoyens et avec le respect de l’environnement que nous voulons laisser à nos enfants. C’est mon combat durant ces élections.
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